Une journée comme un autre.
Oui, on pourrait dire ça. Mais pourtant.
Bleu et percutant. Le ciel me faisait un clin d'oeil.
Ce jour devait arriver pourtant.
On dit que le bonheur c'est toujours pour les autres, mais bien souvent il en est de même du malheur.
On peut toujours connaître pire.
Mais je ne le souhaite pas.
Je vivais donc heureuse aujourd'hui, croquant la vie a pleine dents. Ou du moins en essayant.
Mais ce n'est pas une blague.
Il y a eu des guerres sur cette terre. Encore aujourd'hui, à la minute ou j'écris ce texte.
Des millions de morts.
Ces os entassés, ces tibias, ces cranes, ces mâchoires à découvert. Et nous et nos appareils photos, nos caméras.
Et toujours nous guettant, ces milliers de morts.
Un rire par là, une inattention. Mais une tension demeure.
Nous ne pouvons comprendre ce que ces milliers, voir millions de soldats ont vécus...
Morts pour la patrie. Et qu'y pouvons nous?
Rien. On ne changeras pas le passé, alors on oublie...
Parce que la vie doit continuer.
Mais vivre en sachant que des horreurs pareil se sont produites.
Le sang. Les soldats
mutilés, blessés, tués. Ces obus. Trois toute les minutes si je me souviens bien des paroles de la guide. Dans le fort de
Douaumont, cette dernière nous a fait écouter un bruit semblable à celui que devait subir les soldats à l'intérieur du fort pendant qu'ils se faisaient bombarder.
Et elle a dit qu'il fallait multiplier ce bruit par trente. C'est inhumain, personne ne peut supporter un tel boucan à moins de se crever les tympans. Et les conditions de vie exécrables !
A plus de deux cent à manger et à dormir dans une petite pièce où nous mêmes, une cinquantaine d'étudiants ne pourriont tenir enfermés plus de quelques heures...
La photo rattachée à cet article n'est pas anodine.
Elle montre les milliers de tombes des soldats Français. Impressionnant. J'en suis encore
émue en tapant sur mon clavier. Mais comment expliquer la cruauté de ces dirigeants, de ces personnes qui ont poussés à la guerre. Une question subsiste encore...
Comment une telle horreur a-t'-elle pu se produire??!! Questions sans réponses...
Alors aujourd'hui les jeunes qui se plaignent, qui pensent toucher le fond, c'est qu'ils n'ont pas conscience de ce qu'est le
fond. Le fond c'est quand on voit son meilleur ami se faire fusiller devant soi. Et quand on doit continuer à se battre.
Alors oui, plaignons nous, la vie est moche, etc. Mais respectons ceux qui sont plus dans le besoin que nous. Ceux qui aimerait être à notre place, mais qui ne le seront jamais...
Ceux qui se sont battus, qui se sont sacrifiés pour nous.
En leur mémoire... Pourvu qu'ils reposent en paix.
Photo et texte par mes soins.